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Marcel L’Herbier. L’art du cinéma.

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Marcel L’Herbier. L’art du cinéma.
par Laurent Véray

Date de parution : février 2008

L’œuvre de Marcel L’Herbier est à bien des égards assez mal connue. Le plus souvent, on le présente uniquement comme un des pionniers de l’avant-garde française des années 1920, aux côtés de Gance, Delluc, Dulac et Epstein, en ignorant ou négligeant ce qu’il fit ensuite. Or, si la place que L’Herbier occupe dans la « Première Vague » du cinéma français (1918-1929) est en effet considérable, aussi bien aux plans de la théorie esthétique, des réalisations expérimentales, que des innovations dans les collaborations avec les autres arts (littérature, peinture, musique, architecture…), son abondante production ultérieure est également intéressante. Elle témoigne à divers titres des courants dominants en matière de genres, de thèmes et de partis pris esthétiques dans les années 1930-1940. De plus, le rôle de Marcel L’Herbier comme producteur, défenseur de la profession cinématographique, son action au sein de la Société des auteurs de films, de la Cinémathèque française, de l’Idhec qu’il fonda, ainsi que son engagement dans l’émergence de la télévision après la Deuxième Guerre mondiale, en font incontestablement un personnage central de la cinématographie en France.
Il était donc nécessaire de revenir aujourd’hui sur la longue et exceptionnelle carrière de Marcel L’Herbier. D’autant plus que la plupart de ses films sont désormais restaurés et visibles, et que subsiste une quantité très importante d’archives publiques et privées le concernant. Un tel réexamen suppose bien entendu d’éviter les défauts d’une étude purement biographique au profit d’analyses problématisées des différents aspects de son œuvre. C’est ce à quoi se sont attachés les contributeurs de ce livre. Dans la plupart des textes ici rassemblés, une perspective historique a été privilégiée, mais d’autres approches ont été également retenues pour permettre d’aborder une réflexion plus large.

Cet ouvrage est vendu accompagné d’un DVD avec le film de Marcel L’Herbier le Diable au coeur, restauré par les Archives françaises du film du CNC, pour lequel a été créée une composition originale de Pierre et David Mancinelli (piano et violon) et Michel Perez (contrebasse).


SOMMAIRE


Introduction

Première partie :
Des débuts de la carrière de Marcel L’Herbier jusqu’à l’Argent

Laurent VÉRAY : Rose-France (1918) : de l’influence symboliste aux prémices du modernisme cinématographique

François ALBERA : De L’Herbier à Autant-Lara en passant par Cocteau : d’Aujourd’hui à Cinégraphic

Dimitri VEZYROGLOU : De Gaumont à Cinégraphic (1919-1929) : la trajectoire asymptotique de Marcel L’Herbier, auteur-producteur

Phil POWRIE  (avec Éric REBILLARD) : Marcel L’Herbier au carrefour des avant-gardes : Feu Mathias Pascal et le dédoublement

Antonio COSTA : Les (més)aventures de Marcel L’Herbier au pays des Futuristes

Prosper HILLAIRET : L’Inhumaine, L’Herbier, Canudo et la synthèse des arts

Éric THOUVENEL : Le film-fétiche, remarques sur une climatologie du cinéma d’après le Diable au cœur (1926)

Laurent GUIDO : Vers l’expression du mouvement intérieur. Jaque Catelain théoricien du jeu et acteur chez Marcel L’Herbier


Deuxième partie :
De l’époque du muet au cinéma sonore

Alain CAROU : À la conquête de la souveraineté. L’idée d’auteur selon Marcel L’Herbier

Michael TEMPLE : « An accurate description of what has never occured » : les projets d’adaptation du Portrait de Dorian Gray d’Oscar Wilde

Marie MARTIN : « Féerie réaliste », onirisme et pratiques maniéristes dans l’œuvre de Marcel L’Herbier, de Rose-France (1918) à La Nuit fantastique (1942)

Muriel ANDRIN : De El Dorado au Bonheur, contributions de Marcel L’Herbier au mode mélodramatique

Noël BURCH : Ambivalences d’un réalisateur « bisexuel ». Quatre films de Marcel L’Herbier

Marguerite CHABROL : Marcel L’Herbier cinéaste musical ?

Michel MARIE : L’Enfant de l’amour, premier film parlant de Marcel L’Herbier

Catherine BERTHÉ GAFFIERO : Le Mystère de la chambre jaune et Le Parfum de la dame en noir, deux films modernes

Christophe GAUTHIER : Le Tombeau de Méliès ? La Nuit fantastique et le « cinéma primitif »

N. T. BINH : Le Bonheur, la plus belle mise en abyme

Bernard BASTIDE : « Rien n’y peut, qui n’en grogne ». La réception critique des films de Marcel L’Herbier dans les années trente

Mireille BEAULIEU : Le rôle central de Marcel L’Herbier dans la structuration des syndicats de l’industrie cinématographique


Troisième partie :
De l’IDHEC à la télévision

Jean A. GILI : De l’Occupation à la Libération, Marcel L’Herbier et la naissance de l’IDHEC

Laurent LE FORESTIER : Marcel L’Herbier, l’IDHEC et André Bazin. Questions posées à l’essence du cinéma

Michel DAUZATS : Marcel L’Herbier, un pionnier de la télévision

Dominique MOUSTACCHI : Un cinéaste au service du petit écran

Éric LE ROY : Le cinéaste et l’archive. Une histoire de la collection Marcel L’Herbier aux Archives françaises du film-CNC


Bibliographie
Filmographie
Index des noms propres
Index des films
Présentation des auteurs
Résumés des textes

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