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Sergueï M. Eisenstein, Notes pour une histoire générale du cinéma
par AFRHC

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Sergueï M. Eisenstein, Notes pour une histoire générale du cinéma (introduction de Naoum Kleiman, textes de François Albera et Antonio Somaini), 23 euros.

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http://www.lcdpu.fr/

 

 

Sommaire

Introduction
Naoum Kleiman, Do Touch Classics !

Principes de l’édition française
Sergueï Eisenstein, Notes pour une « Histoire générale du cinéma »

Chapitre 1 : L’héritier
Chapitre 2 : Momification dynamique
Chapitre 3 : Révélation dans l’orage et la tempête
Chapitre 4 : Eloge de la ciné-chronique
Chapitre 5 : La place du cinéma dans le système général de l’histoire des arts
Chapitre 6 : Pionniers et novateurs

Essais
François Albera, Eisenstein dans l’historiographie du cinéma
Antonio Somaini, Généalogie, morphologie, anthopologie des images, archéologie des médias

Alors qu’il vient d’achever les deux premières parties d’Ivan le terrible et relève à peine d’un grave infarctus, S. M. Eisenstein passe les dernières années de sa vie à travailler à un projet d’Histoire générale du cinéma qu’il laisse en chantier à sa mort, la plume à la main, en février 1948. Professeur depuis la fin des années 1920 à l’Ecole de cinéma de Moscou, nommé docteur en science de l’art en 1939, c’est en qualité de directeur du département Cinéma de l’Institut de recherche scientifique d’Histoire de l’Art, sous l’égide de l’Académie des Sciences de l’URSS, qu’il est chargé d’entreprendre ce travail qui l’amène à se poser, en préalable, des questions de méthode, d’objet et d’écriture de cette histoire du cinéma.
Ainsi ces « Notes », qui demeuraient dans les archives du cinéaste avec ses autres manuscrits non publiés, jettent-elles les prémices d’un programme d’études et de recherches qui ne s’attachent pas aux films, aux œuvres, aux réalisateurs, aux pays – comme le font alors la plupart des histoires du cinéma – mais au medium lui-même envisagé à la fois dans une généalogie complexe et une intermédialité généralisée, selon une triple temporalité : le temps long des systèmes sociaux et des modes de production, le temps court des filiations techniques, des médias singuliers, celui des besoins et des pulsions humaines.
À l’âge des remaniements de tous ordres affectant la « sphère médiatique », l’opération historiographique eisensteinienne vient proposer une approche qui redessine le paysage dans ses couches «géologiques» comme dans ses aspects actuels en mettant en œuvre une écriture jouant du montage et de l’anachronisme.

 

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