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1895 revue d’histoire du cinéma n°78
par Valérie Vignaux

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Le n° 78 de 1895 revue d’histoire du cinéma s’ouvre sur un « Point de vue » d’Édouard Arnoldy consacré à l’apport de Siegfried Kracauer à l’écriture de l’histoire dans la dernière partie de sa vie, et aux leçons que la nouvelle histoire du cinéma et des médias pourrait en tirer. Dans la partie « Études », Elisa Mandelli s’intéresse à la présence pionnière du cinéma dans un musée très particulier, le War Imperial Museum de Londres. Mais ce numéro de 1895 revue d’histoire du cinéma présente un ensemble important de textes, d’analyses et de documents iconographiques concernant Jean Epstein à la fois dans les autres « Études » proposées et dans la rubrique « Archives ». Le renouveau des études qui lui sont consacrées, notamment les thèses d’universités aux États-Unis, en Italie, en France, a motivé ce focus sur un cinéaste, poète et théoricien qui a accompagné l’émergence du cinéma d’avant-garde français au début des années 1920, mais tout autant l’essor du documentaire de création à partir du début des années 1930 et la production « grand public », y compris celle de mélos et de serials. L’exploitation de fonds d’archives désormais accessibles a permis ce renouvellement des approches d’Epstein dans différentes directions: son rapport à une nouvelle philosophie de l’époque moderne (la « lyrosophie »), ses relations avec Blaise Cendrars, le Docteur Ramain, musicologue et esthéticien, son engagement politique à l’époque du danger fasciste, ses efforts tant pour obtenir une indépendance de production que pour publier ses réflexions théoriques sur le cinéma sous le signe de l’« intelligence d’une machine » (contributions de Nicolas Thys, Virgilio Mortari, Sylvain Portmann, François Albera). Une autre « Archive » est consacrée au fonds russe Ivan Mosjoukine, un acteur qu’Epstein dirigea dans le Lion des Mogols (Myriam Juan). On rend enfin hommage à l’historien français du cinéma, Raymond Chirat, récemment disparu, avec la réédition d’une table-ronde des années 1970 à laquelle il participa.

Dans la dernière partie de la revue, celle des « Chroniques », des comptes rendus de festivals et d’expositions dévolus à l’histoire du cinéma (Moscou, Turin), de colloques et journées d’études (Lille, Paris) et des comptes rendus et notes de lecture d’ouvrages, revues et DVD récemment parus dans le monde.

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